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Info Sport

Son maintien à la tête des verts est lié à l’obligation de résultat
Saâdane : un sursis plutôt qu’un quitus !


Rabah Saâdane reste à la tête de l’équipe nationale de football. En dépit d’une participation médiocre au Mondial 2010, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, et le ministre de tutelle, El Hachemi Djiar, se sont mis d’accord pour continuer l’aventure avec Saâdane pour les deux ans à venir. Chacun des deux hommes a  apporté publiquement son soutien au cheikh avant de l’inviter à apporter sa signature au nouveau contrat qui le lie à la fédération.
En termes plus clairs, la décision de maintenir Saâdane dépasserait même le cadre de la fédération pour  prendre inéluctablement une allure politique. D’ailleurs, à la FAF, l’on n’a même pas attendu   pour faire le tour de table au bureau fédéral pour décider si Saâdane doit rester ou non.
Les Fergani, Tasfaout, Sadi et autres Lacarne n’ont d’autre choix désormais que d’entériner une option décidée plus haut.  Raouraoua,  qui dit ne “jamais prendre les décisions seul”, a fini donc par être convaincu par les sirènes du statu quo. La proximité des éliminatoires de la CAN 2012 serait le principal argument des opposants au changement. Du reste, pour ces derniers, Saâdane est parfaitement capable d’améliorer le niveau de cette équipe et de trouver des solutions au manque d’animation offensive et la stérilité devant les buts. Saâdane est également en mesure de reprendre la maîtrise du groupe après en avoir totalement  perdu le contrôle lors du Mondial. Les deux principaux griefs retenus par les critiques (décidément sans gravité dans ce pays) sont balayés d’un revers de main par les décideurs autour d’un simple café. En effet, en l’absence d’une direction technique nationale digne de ce nom et d’un bilan objectif de la participation de l’EN au Mondial, les décideurs  ont parié encore une nouvelle fois sur la solution de facilité, celle qui consiste à maintenir les choses en l’état. “Ensuite, on verra”, devaient-ils se dire sans doute autour de ce café.
Saâdane n’a pas lui non plus beaucoup cogité à ce propos. Il n’aurait pas voulu évidemment  sortir par la petite porte après l’échec sud-africain. Alors, il accepte de continuer son bonhomme de chemin au petit bonheur la chance  en espérant visiblement que les attaquants  ne le  laisseront pas  encore une fois sur le quai devant des adversaires de moindre calibre, comme le Gabon, la Tanzanie, la République centre-Afrique ou même le Maroc. Saâdane tentera de profiter de ces sparring-partners pour tenter de convaincre de nouveau les plus sceptiques. Ceux qui, aujourd’hui, estiment que l’EN d’Algérie doit passer à une autre étape avec un entraîneur d’envergure mondiale en perspective du prochain rendez-vous brésilien de 2014. Vu sous cet angle-là, il est facile de déduire que Saâdane est en fait en sursis à la tête des Verts. D’ailleurs, à bien y réfléchir, ce n’est pas pour rien que la FAF a décidé de placer la barre haut au sujet des objectifs qui lui sont assignés, à savoir la qualification à la CAN 2012 et l’obligation d’atteindre la finale du tournoi final. Sans cela, il devra rendre le tablier en 2012.  Du point de vue contractuel donc, la FAF s’est entourée de garde-fous. C’est, soit Saâdane parvient à hisser davantage le niveau de cette équipe pour la rendre plus conquérante au niveau continental, soit il cédera la place à un autre technicien, sans doute étranger, pour préparer 2014.  Une idée qui fait son chemin à la FAF, surtout que les spécialistes s’accordent à dire que deux ans sont largement suffisants pour préparer une équipe à un Mondial. C’est dire que le maintien de Saâdane est plutôt un sursis qu’un quitus ! 

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