Ouali Bennaï (1920?-1957) est un révolutionnaire et militant berbèriste, militant nationaliste, défenseur de l'Algérie algérienne.
==Biographie==
Il est né au village de Ldjemâa n Saridj ([[Djemaa Saharidj]]) dans le Aarch de [[Aït Fraoussen]] en 1920? (commune et daira de [[Mekla]] actuelle). "On l'appelait Si-Ouali-n-Senior. Son père était cultivateur au village. Ouali quitte très tôt la [[Kabylie]] natale, comme la plupart de ses semblables, pour la [[Mitidja]] et Alger, pour devenir vannier puis maraicher. Très vite convaincu par l'idée nationaliste, il adhère au [[Parti du peuple algérien]] (P P A) au début des années 40 et devient l'un des responsables de la [[Grande Kabylie]]. Militant très dinamyque, il fait partie parti en 1944 à [[Alger]] d'une organisation de choc qui avait pour mission de défendre les responsables du parti et qui était dirigée par [[Ahmed Bouda]] et [[Mohamed Belouizdad]]. Durant la même année il est désigné par la direction du parti comme agent de liaison pour les organisation universitaires d'Alger. L'occasion lui est offerte pour entrer en relation avec les étudiants et lycéens de Ben Aknoun, dont : [[Amar Ould Hamouda]] (cousin du colonel [[Amirouche Aït Hamouda]]), [[Omar Ouseddik]], [[Ali Laimeche]], [[Hocine Ait Ahmed]], Said Aich, [[Sadek Hadjeres]], [[Mohand Idir Aït Amrane]] [[Mbarek At Mengellat]] (tous originaires de [[Grande Kabylie]]). La plupart d'entre eux, vont constituer le noyau du groupe dit "berbèro-nationaliste" à l'origine de la crise berberiste de 1949.
Bennaï va devenir le chef politique, le guide et surtout l'ami et le frère aîné, le conseiller de ces jeunes étudiants encore novices dans le domaine de la politique. Il va les organiser dans le cadre du parti. "Chaque dimanche, écrit Ait Amrane, il (Bennaï) nous fixait rendez-vous dans un petit café de la rue Boulin, en basse Casbah, (avec Si Omar, Laïmeche, Ould Hamouda, Ahmed et Si Ouali, nous passions des heures à commenter les événements et à discuter politique, histoire et linguistique. C'est au cours de ces discussions que la question identitaire prend forme. C'est aussi, l'époque, janvier 1945, où Ait Amrane compose le premier chant patriotique en Kabyle, ''Kker a mmis umazigh''".
Bennai Ouali pour son "[[berbèrisme]]" "Il fut abattu par ses frères de combats d'une rafale de mitraillette dans le dos à la sortie de son village natale à la mi-fevrier 1957"<ref>[[Said Sadi]] Amirouche, une vie deux morts un testament Imprimerie les oliviers [[Tizi Ouzou]] 2010 {{ISBN|9789947028797}}</ref>.