Un grand militant de la cause berbère réhabilité L’Algérie combattante demande pardon à Benaï Ouali
Il est né au village de Ldjemâa n Saridj (Djemaa Saharidj) dans le Aarch de Ait Fraoussen en 1920? (commune et daira de MEKLA actuelle). "On l'appelait Si-Ouali-n-Senior. Son père était cultivateur au village. Ouali quitte très tôt la kabylie natale, comme la plupart de ses semblables, pour la Mitija et Alger, pour devenir vannier puis maraicher. Très vite convaincu par l'idée nationaliste, il adhère auParti du peuple Algerien (P P A) au début des années 40 et devient l'un des responsables de la Grand kabylie . Militant très dinamyque, il fait partie parti en 1944 à Alger d'une organisation de choc qui avait pour mission de défendre les responsables du parti et qui était dirigée par Ahmed Bouda et Mouhamed Belouzdad . Durant la même année il est désigné par la direction du parti comme agent de liaison pour les organisation universitaires d'Alger. L'occasion lui est offerte pour entrer en relation avec les étudiants et lycéens de Ben Aknoun, dont :Amar Ould Hamouda (cousin du colonel Amirouche Ait Hamouda ),Omar Ousedok , Ali laimach,hocine AiTAhmed , Said Aich,Sadek Hadjeres ,Mohand idir ait Amrane Mbarek Ait Menguellat (tous originaires de Grand kabylie). La plupart d'entre eux, vont constituer le noyau du groupe dit "berbèro-nationaliste" à l'origine de la crise berberiste de 1949. Bennaï va devenir le chef politique, le guide et surtout l'ami et le frère aîné, le conseiller de ces jeunes étudiants encore novices dans le domaine de la politique. Il va les organiser dans le cadre du parti. "Chaque dimanche, écrit Ait Amrane, il (Bennaï) nous fixait rendez-vous dans un petit café de la rue Boulin, en basse Casbah, (avec Si Omar, Laïmeche, Ould Hamouda, Ahmed et Si Ouali, nous passions des heures à commenter les événements et à discuter politique, histoire et linguistique. C'est au cours de ces discussions que la question identitaire prend forme. C'est aussi, l'époque, janvier 1945, où Ait Amrane compose le premier chant patriotique en Kabyle, Kker a mmis umazigh". Bennai Ouali pour son "bérbériseme " "Il fut abattu par ses frères de combats d'une rafale de mitraillette dans le dos à la sortie de son village natale à la mi-fevrier 1957"1.